Le texte de Rosalie Bonenfant m’a touchée et j’ai voulu vous partager ceci. À plusieurs moments dans notre vie, nous pouvons nous poser des questions, c’est tout à fait normal. Des questions comme : Est-ce que je fais le bon choix de cours? Est-ce que je vais au cinéma? Est-ce que j’ai le goût de manger de la lasagne ou du boeuf bourguignon? Ce sont des questions qui se répondent généralement facilement. Lorsque les questions ressemblent plutôt à : Pourquoi, j’ai aussi mal? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cette vie? Est-ce que la vie vaut la peine d’être vécue? Ce sont des questions qui démontrent un trou, un trou dans notre coeur, notre âme. Comment faire pour le remplir, l’écho rapporte la question et oublie la réponse à son retour. Il manque un chaînon, il y a un vide, un vide noir et de plus en plus profond. De se faire dire : « Ça va passer. » n’apporte plus de réconfort comme si nous avions l’impression de nous faire mentir en plein visage. Ces mots sont comme des bulles de savon qui éclatent et laissent un dépôt visqueux et gluant. C’est comme si, tout ce qui était sucré auparavant est maintenant amer, acide et salé en même temps.

Ce trou, nous tentons de le remplir de plusieurs façons, une ou plusieurs à la fois : nourriture, alcool, drogues, médicaments, travail, etc. Nous croyons que ça pourra remplir ce trou, mais la douleur se ravive à chaque fois. Le trou n’a peut-être pas de fond ou peut-être y en a-t-il plusieurs. C’est à ce moment-là qu’on tente d’envoyer des signaux de fumée, un cri d’alarme, mais avec un filet de voix puisque nos cordes vocales sont trop abîmées.

Nous ne le dirons jamais assez, il est possible d’avoir des outils pour nous accompagner et nous apporter les ressources nécessaires pour remplir ces trous au fur et à mesure, au moment où ils sont plus petits. Que ce soit par la musique, les arts, le chant, un loisir qui nous permettent de nous ressourcer. Ou encore par l’accompagnement d’un thérapeute, de la relaxation, de la méditation. C’est possible de connecter avec soi-même, avec cette lumière qui nous habite et qui fait en sorte que les trous noirs ne sont plus aussi sombres. Cette lueur est là, il s’agit de la laisser émerger et lui permettre de rayonner.

Rosalie a surmonté une épreuve de vie qui l’a rendue plus forte comme elle le mentionne. Rien ne garantit de ne jamais retomber, mais il est toujours possible de se relever.